Autrefois, ce furent la machine à vapeur, la production à la chaîne et la motorisation qui bouleversèrent de fond en comble les con - ditions de vie et de travail. Aujourd’hui, c’est internet. Depuis longtemps, la numérisation de la production par «l’internet des objets » a déclenché, dans les industries, une profonde mutation qualifiée souvent de« quatrième révolution industrielle». La technologie est déjà au point: d’ici peu, chaque produit, chaque composant pourra être doté d’une puce qui lui permettra de raconter en ligne sa propre histoire. «Les entreprises recueilleront alors une masse de données, un trésor qui leur permettra d’optimiser leurs processus, de mieux comprendre leurs clients ou de trouver de nouveaux débouchés», prédisait récemment Martina Koederitz, présidente du directoire d’IBM, dans les colonnes du quotidien Süddeutsche Zeitung.

Ces forts potentiels à exploiter incitent économistes et hommes politiques à s’engager en faveur de cette révolution industrielle. Ils la considèrent comme source de produits nouveaux et de chaînes de processus intelligents pour le secteur de la production, ouvrant la voie à des prestations de services de haute technologie et de forte valeur ajoutée, facteurs d’attractivité pour les clients et les utilisateurs. Pour mettre toutes les chances de son côté, l’industrie concentre son attention à la fois sur la progression de l’automatisation et sur l’amélioration des processus intelligents de pilotage et d’aide à la prise de décision. Elle s’est fixé pour objectif de repenser ses modèles d’activité et d’exploiter les potentiels d’optimisation con sidérables qui résident encore dans la production et la logistique.

L’évolution promet donc d’être intéressante.