L'assureur-maladie bâlois réduisant légèrement sa perte nette à 58,2 millions de francs, contre un débours de 61,5 millions en 2022. Calculées «au plus juste», les primes encaissées n'ont pas compensé l'augmentation des charges.

Dans un communiqué publié mercredi, Sympany, à l'image de nombre d'assureurs-maladie helvétiques, met la perte au compte de l'assurance de soins obligatoire (LAMal), alors que le secteur des affaires complémentaires a dégagé un résultat positif. Le volumes des primes dans le segment LAMal a crû à 918 millions de francs, contre 788 millions en 2022. Ce montant s'est hissé à 231 millions dans le segment des complémentaires, contre 223 millions douze mois auparavant.

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Alors que les primes se sont montées à 1,16 milliard de francs au total, les prestations ont augmenté de 69 millions à 1,06 milliard. Au 1er janvier 2024, Sympany comptait 298'000 clients, dont 247'300 dans l'assurance de base, soit 8000 de plus qu'en 2022.

La compagnie rappelle avoir supprimé des emplois, tant par le biais des fluctuations naturelles du personnel que des licenciements, ces derniers se révélant toutefois moins nombreux qu'initialement prévu. En octobre dernier, Sympany avait fait part, dans le cadre d'un vaste programme de restructuration, de la suppression de 74 emplois, dont un maximum de 63 licenciements, sur un effectif total se montant alors à 632 collaborateurs.

Evoquant sa dotation en fonds propres, Sympany revendique une solide position en la matière. «Avec environ 32% du volume des primes, les fonds propres se situent à un niveau très solide», indique le communiqué. Le taux de solvabilité est nettement supérieur à la valeur minimale prescrite par la loi et s'est rétabli cette année. En raison d'une forte croissance de la clientèle, des provisions et des paiements plus élevés pour la compensation des risques sont cependant arrivés à échéance. (awp/hzi/ps)