Une nouvelle étude de l'Université de Saint-Gall, utilisant des données du Groupe Mutuel, examine comment les patients pourraient être mieux soignés à moindre coût.

L'étude s'intéresse aux traitements médicaux excessifs ou inappropriés, également appelés «Low Value Care». Ces soins de faible valeur sont "«des services qui ne présentent que peu ou pas d'avantages pour les patients, voire qui sont susceptibles de causer des dommages», explique le Groupe Mutuel dans un communiqué mardi.

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Les soins en question sont problématiques car ils ont un impact négatif sur les coûts de la santé et induisent une gestion inefficace des ressources médicales. "Il est de plus en plus important de supprimer les dysfonctionnements existants dans notre système de santé, car les ressources se raréfient", explique Daniel Vlekn, responsable du secrétariat général du Groupe Mutuel.

Pour illustrer comment la prise en charge des patients pourrait être optimisée, les experts de l'Université de Saint-Gall se sont penchés sur le parcours de soins de deux maladies. Il s'agit de la bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO) et de la maladie coronarienne (MC), deux affections chroniques très répandues en Suisse.

Optimiser, soigner, économiser

Dans le cas de la BPCO, l'analyse des données du Groupe Mutuel montre qu'une part importante des patients ne prennent pas leurs médicaments conformément à ce qui leur a été prescrit. Ces patients ont ainsi plus de chances de voir leur maladie s'aggraver.

Par conséquent, ils coûteraient en moyenne 10'000 francs de plus qu'un patient assidu. En Suisse, au moins 400'000 personnes souffrent de BPCO, ce qui génère des coûts estimés entre 603 et 847 millions de francs par an, rappelle l'assureur.

En ce qui concerne la maladie coronarienne stable, les recherches de l'Université de Saint-Gall ont démontré qu'un diagnostic par scanner coronaire est plus rentable qu'un diagnostic par angiographie coronaire invasive.

Le scanner coronaire est moins coûteux et moins invasif. Il ne nécessite pas la pose d'un cathéter dans le coeur. Il n'y a donc pas de risque d'anesthésie, d'infection ou de complication pour le patient. Ainsi optimisé, le parcours diagnostique permettrait au Groupe Mutuel d'économiser environ cinq millions de francs par an, constate l'étude. (awp/hzi/ps)