En 2023, plus de 20% des réclamations adressées au surveillant des prix portaient sur les tarifs de l'énergie, selon le rapport annuel publié lundi. Les prix du secteur de la santé (13,4%), des transports publics (5,5%) et des denrées alimentaires (5%) complètent le palmarès des contestations. Depuis la fin 2021, le nombre de réclamations a quasiment doublé.

L'an passé, M. Prix a été aussi très occupé à prévenir. Les intenses négociations avec La Poste ont abouti à un règlement à l'amiable. Une autre intervention auprès de l'Alliance Swiss Pass a permis d'éviter une «hausse de prix disproportionnée? pour les détenteurs d'un AG de 2e classe.

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Les autorités ont soumis 641 projets de modification de tarifs à Stefan Meierhans. Comme l'année précédente, ce dernier a recommandé aux pouvoirs publics la plus grande retenue dans la fixation des tarifs: il a émis des recommandations dans 260 cas, dont la moitié ont porté sur les taxes sur l'eau, les eaux usées et les déchets.

Concurrence dans la santé

L'inflation a certes légèrement ralenti en 2023 par rapport à l'année précédente. Mais la population a de nouveau été confrontée à des hausses de prix substantielles sur de nombreux fronts: primes d'assurance maladie, loyers, denrées alimentaires, énergie.

Concernant la stabilisation des primes d'assurance-maladie, M. Prix a recommandé en 2023 des mesures à hauteur d'un milliard de francs, rappelle-t-il. L'objectif est en priorité d'éliminer les dysfonctionnements du système, de rapprocher les prix des médicaments en Suisse des prix moyens européens, d'accroître la transparence et de renforcer la concurrence.

Marges plus élevées pour les raffineries

Le Surveillant des prix voit également des possibilités de réduire les coûts de l'électricité. Depuis des années, la population et l'économie paient des taxes d'utilisation nettement trop élevées, a-t-il déploré. Il s'agit d'un montant à trois chiffres en millions par an.

Sur le front des carburants, force est de constater que la hausse de prix ne s'explique pas seulement par celle des cours du pétrole brut. Les marges des raffineries ont progressé et les investigations se poursuivent pour déterminer s'il s'agit d'un phénomène temporaire ou d'un dysfonctionnement durable du marché. En attendant, le comparateur des prix prôné par M. Prix a été matérialisé.

En 2024, le surveillant aura les entreprises proches de l'Etat dans son viseur. Il examinera aussi sous sa loupe la TVA, rehaussée au 1er janvier. Après un premier Sommet suisse sur le pouvoir d'achat organisé en septembre dernier, il promet une seconde édition.

Cette année, la surveillance des prix disposera de trois postes supplémentaires et donc de 20 emplois à plein temps. (awp/hzi/ps)