Sous la dénomination « Syndicate 1796 », l’assureur Lloyd’s of London propose désormais une assurance spéciale pour la livraison et surtout le transport à température contrôlée de vaccins contre le Covid-19 dans des pays peu développés, ainsi que pour leur stockage. La mention « 1796 » se réfère à l’année où Edward Jenner a entrepris les premières expériences du monde sur des vaccins contre la variole, qui ont conduit plus tard à une vaccination planétaire contre la variole.

Pour assurer le vaccin contre le Covid-19, Lloyd’s s’est associée avec l’assureur américain spécialisé dans le fret Parsyl, de Denver (Colorado) ainsi qu’avec ses deux partenaires domiciliés aux Bermudes, Ascot et Axa XL. Le courtier McGill & Partners est également de la partie. Globalement, la possibilité d’assurer le vaccin est couverte par un capital de 25 millions de livres. Les conclusions d’assurances s’avèrent possibles par le biais de la nouvelle procédure dite fast-track, que le CEO de Lloyd’s of London, John Neal, a mise en place dans le cadre de ses efforts pour moderniser le marché des assurances.

Les écarts de températures rendent les vaccins inopérants

Les nouveaux types d’assurance doivent non seulement garantir le transport ordonné et sans risque des vaccins mais aussi leur entreposage correct en déplacement et dans le pays de destination. Il est possible d’assurer aussi bien de très grandes cargaisons que de petits envois, les primes pouvant tomber à une limite inférieure de 20 livres pour ces derniers, qui concernent avant tout des envois d’échantillons de vaccin ou de matériel de test pour le contrôle de l’efficacité des vaccins. Il est surtout question ici de vaccins contre le coronavirus, mais d’autres vaccins et préparations pharmaceutiques sensibles aux écarts de température peuvent être assurés à l’aide de ce genre de contrat.

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Selon diverses études que Parsyl a présentées, jusqu’à 37% de tous les vaccins que se procurent les pays en développement s’avèrent finalement inopérants, parce qu’ils ont été transportés ou localement entreposés à des températures trop basses ou trop élevées. Dans un pays (non précisé), les cinq entrepôts les plus mal réfrigérés ont entraîné une perte totale de 48% de l’ensemble des vaccins qu’il s’était procurés. Ben Hubbard, CEO de Parsyl, souligne que pour les vaccins le transport et le stockage doivent « se caractériser par la perfection ». Parmi les prestations proposées en lien avec Syndicate 1796 figure également le conseil pour le choix du moyen de transport et du trajet. Cela comprend aussi l’écourtement des trajets de transport, afin de réduire le séjour des vaccins dans des entrepôts réfrigérés.