LCA Art. 3 Obligation d’information de l’entreprise d’assurance 

1. L’entreprise d’assurance doit, avant la conclusion du contrat d’assurance, renseigner le preneur d’assurance, de manière compréhensible et par un moyen permettant d’en établir la preuve par un texte, sur son identité et sur les principaux éléments du contrat d’assurance. Elle doit le renseigner sur:

  • a.    les risques assurés;
  • b.    l’étendue de la couverture d’assurance et sa nature, c’est-à-dire la question de savoir s’il s’agit d’une assurance de sommes ou d’une assurance dommages;
  • c.    les primes dues et les autres obligations du preneur d’assurance;
  • d.    la durée et la fin du contrat d’assurance;
  • e.    les méthodes, les principes et les bases de calcul régissant la distribution des excédents et la participation aux excédents;
  • f.    les valeurs de rachat et de transformation ainsi que les sortes principales de frais liés à une assurance sur la vie susceptible de rachat en cas de rachat;
  • g.    le traitement des données personnelles, y compris le but et le genre de banque de données, ainsi que sur les destinataires et la conservation des données;
  • h.    le droit de révocation visé à l’art. 2a ainsi que la forme et le délai de la révocation;
  • i.    le délai de remise de l’avis de sinistre au sens de l’art. 38, al. 1;
  • j.    la validité dans le temps de la couverture d’assurance, en particulier lorsque le sinistre se produit pendant la durée du contrat mais que le dommage n’intervient qu’après la fin du contrat.

2. Ces renseignements sont à fournir au preneur d’assurance de sorte qu’il puisse en avoir connaissance lorsqu’il fait la proposition de contrat d’assurance ou qu’il l’accepte. Dans tous les cas, il doit être à ce moment-là en possession des conditions générales d’assurance et de l’information au sens de l’al. 1, let. g.


Qu’est-ce que cela signifie pour la distribution ?

 

  • En tant qu’intermédiaire lié et représentant de la compagnie d’assurance, vous êtes tenus au devoir d’information.
  • Le droit de révocation notamment fait désormais l’objet de chaque entretien de conseil. 
  • Le délai de prescription prolongé de 5 ans contribue également à rendre l’entretien de conseil plus transparent.
  • En fournissant des informations claires sur les différences entre l’assurance de sommes et l’assurance dommages, sur les valeurs de rachat et de transformation, les conseillers gagnent en crédibilité et instaurent la confiance.
  • En tant que conseiller en assurances sérieux et compétent, il est essentiel d’informer vos clients de manière transparente et exhaustive.